Ouverture à Saly d’un atelier de capitalisation de bonnes pratiques contre la malnutrition

Un atelier de capitalisation des bonnes pratiques et leçons apprises durant le programme d’assistance nutritionnelle pour la réduction de la malnutrition due à l’impact de l’extrême sécheresse en Afrique de l’Ouest et du Centre s’est ouvert ce jeudi matin à Saly (ouest), a constaté APA.

Mis en œuvre par l’ONG Action contre la faim (ACF) et financé par la Coopération canadienne à hauteur de 8 millions de dollars canadien, soit un peu plus de 3 milliards de F CFA, ledit programme vise la réduction de la mortalité et de la morbidité des filles et garçons de moins de 5 ans au Sénégal, en Mauritanie, au Niger, au Mali, au Tchad, au Cameroun, au Burkina Faso et au Nigéria. 

Spécifiquement, ce programme destiné à 1 467 170 personnes cherche, d’une part, à accroitre l’accès aux soins curatifs et préventifs intégrés et de qualité de la malnutrition aiguë sévère pour les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes et allaitantes dans les zones du sahel ciblées par le projet.

D’autre part, le programme vise à accroitre l’accès aux services WASH (eau, assainissement, hygiène) et les capacités et pouvoir d’agir des femmes pour la prévention et la prise en charge de la malnutrition.

Au Sénégal par exemple, Action contre la faim en collaboration avec la Cellule de Lutte contre la Malnutrition (CLM), a introduit, dans le cadre de ce projet, la stratégie « PB Ménages » dans le département de Linguère (centre).

Celle-ci consiste à former plusieurs personnes dans le ménage sur les mesures anthropométriques et sur l’alimentation du nourrisson et du jeune enfant (ANJF), afin qu’ils prennent conscience de l’importance de cette stratégie et qu’ils réalisent par eux-mêmes le dépistage par la mesure du périmètre brachial et la recherche des œdèmes chez leurs enfants âgés de 6 à 59 mois.

Suite à la mise en œuvre de cette expérience, ACF dit avoir noté que l’implication des autorités locales, administratives ainsi que des leaders communautaires et religieux ont pu faciliter l’adhésion des familles.

Toutefois, souligne ACF, une plus grande implication des pères reste un défi à relever pour que leur autorité reste un avantage pour le suivi au sein du ménage.

ARD/cat/APA

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