Le FMI revoit ses prévisions de croissance pour l’Afrique subsaharienne à la baisse

Les prévisions de croissance pour l’Afrique subsaharienne ont été revues à la baisse par le Fonds monétaire international. Le FMI prévoit une progression du PIB de seulement 1,6 % en 2016 (l’institution tablait auparavant sur 3%). En cause : la chute du prix des matières premières dont beaucoup de pays africains sont exportateurs. L’institution de Washington s’alarme aussi des conséquences pour la lutte contre la pauvreté sur le continent.

Derrière cette baisse générale de la prévision de croissance pour l’Afrique subsaharienne, il y a le recul de deux de ses géants. Le Nigeria, première économie d’Afrique, deuxième exportateur de pétrole – derrière l’Angola – qui tire 90% de ses recettes de l’or noir, est frappé de plein fouet par la baisse persistante du cours du baril.

Il plonge dans la récession avec une croissance qui se contracte de 1,8%. Un plus bas historique en près de trente ans. Une conjoncture qui ne va pas s’améliorer de sitôt. Les pénuries de devises provoquées par la baisse des recettes pétrolières, la faible production d’énergie électrique entament la confiance des investisseurs, prévient le FMI.

Du côté de l’Afrique du Sud, on évite de peu la contraction avec une croissance attendue de 0,1% en 2016.

Mais plus que les chiffres, ce sont les conséquences dramatiques pour les populations qui inquiètent. En 2016, s’alarme le FMI, la croissance économique régionale sera moins importante que celle de la population avec de graves conséquences pour les revenus par habitant. Des revenus qui déjà ne dépassent pas 1,90 dollar par jour pour 43% de la population régionale

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